Solidarité Internationale


Solidarité Internationale

L’ONU, dans ses Objectifs du Millénaire pour le Développement, inclut l’amélioration de l’accès aux technologies de l’information et de la communication. Entre autres initiatives, Google et le CNAS font voyager plus de trente ballons qui diffusent la Wifi. Internet et le numérique représentent un enjeu majeur dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de la culture et du commerce, ainsi que dans le financement participatif aux projets de développement.


Le problème de l’alimentation en électricité et de la connexion Internet se posent en premier lieu. Des kits d’alimentation en énergie solaire seront donc proposés en partenariat avec des entreprises de ce domaine. La technologie wifi semble la plus facile à mettre en œuvre également.

Par ailleurs, des freins politiques existent par tous ceux qui ont intérêt à restreindre l’accès à l’information et à limiter la liberté d’expression. Cependant, des outils logiciels existent pour la parade.


Des systèmes dédiés à l’éducation peuvent être fournis sur des machines anciennes. Ces suites sont celles de ASRI Édu pour les classes primaires, Abul Édu pour le cycle secondaire.


Enfin, pour le lycée, des postes de travail peuvent être proposés avec des logiciels dédiés à l’étude des matières scientifiques et techniques (simulation de circuits électroniques, calcul mécanique et thermique, cartographie, atlas, simulation de la luminosité naturelle et artificielle, CAO, DAO, graphisme, imprimerie 3D, …).


Pour les administrations aussi bien que pour les entreprises, Linux propose toute une gamme de services internet sécurisés et mettant les données à l’abri des piratages. Pour cela, le système CentOS 7 sera utilisé, il fournit entre autres le système de sécurité SELinux, développé au départ pour la NSA américaine, qui gère les accès logiciels aux ressources de la machine.


En outre, Linux gère bien sûr les droits utilisateurs et les ouvertures de ports au public (pare-feu). On peut ainsi avoir un serveur de nom de domaine, un serveur web Apache, un serveur de base de données MySql, un serveur mail au nom du domaine (Postfix et Dovecot), un serveur active directory (SLDAP) pour recenser les utilisateurs et les machines d’un domaine et créer leur annuaire, etc. Et ils travaillent tous ensemble.


La création et le développement de sites web applicatifs avec WordPress permet de mettre en ligne régulièrement de nouvelles informations, et de proposer des modules de e-learning, des interfaces de e-commerce pour l’agriculture ou l’artisanat (en lien par exemple avec le commerce équitable), des réservations touristiques dans un hôtel ou un gite, et encore de véritables applications de gestion disponibles en ligne depuis un simple navigateur (seul le serveur se doit d’être assez puissant pour répondre aux demandes des clients). L’utilisation de base de WordPress permet de communiquer régulièrement autour d’évènements culturels, de rencontres politiques, d’articles de presse…

Toutes ces activités ne sont certes pas les piliers majeurs de l’aide au développement, mais elles constituent un atout essentiel dans un monde en pleine mutation. Les terrains d’application sont multiples : au Togo, des FabLab ont été installés pour créer des prothèses pour les hôpitaux.

Insyde défend les valeurs des connaissances partagées et utiles à tous, et où tous peuvent participer à améliorer les choses. Ce sont les valeurs non marchandes de Linux et du logiciel libre, des encyclopédies gratuites en ligne, des financements participatifs, des cours en lignes gratuits et ouverts à tous (MOOCS).

Ce concept de liberté est garanti par la sécurité des systèmes, qui permet de déjouer les limites imposées dans l’accès à l’information autant qu’à la liberté d’expression, ou encore des menaces liées aux intrusions pirates, officielles ou non.

La philosophie d’ Insyde est une philosophie d’ouverture, Internet étant en premier lieu un espace mondial d’échanges et de communications.

Enfin, Insyde défend un système d’économie mixte, à la fois ouverte sur la solidarité et le lien social inclusif, et compétitive.

Un des problèmes qui se posent aux pays en développement est le choix entre les systèmes propriétaires, qui œuvrent beaucoup pour soutenir leur économie, et le choix plus risqué des systèmes ouverts, où les développements de programmes ne peuvent pas être une source de revenus. J’attirerai cependant leur attention sur le fait que Linux est soutenu par des grands noms du domaine privé et des grandes universités, qui peuvent devenir partenaires de ce développement. Et puis il est inutile de dire qu’en matière d’indépendance, dont je ne doute pas que ces pays connaissent l’importance, le choix des logiciels libres est le bon choix. Mais ceci est une question qui mérite d’être développée dans l’échange.

5 mars 2019